CISCO

Recherche de nouveaux biomarqueurs immunologiques par cytométrie de masse chez des patients en début de sclérose en plaques (syndrome cliniquement isolé)

 

Dr Laure MICHEL
Service de neurologie
CHU de Rennes – Hôpital Ponchaillou

 
Promoteur : CHU de Rennes
Financement :
Type d'étude : Rétrospective
Données en plus de la FMO : Non
Étude dérivée de : NA
État d'avancement : Terminée
Inclusion et suivi : NA
Début des inclusions : NA
Fin du suivi : NA

CONTEXTE – La sclérose en plaques (SEP) est une pathologie complexe, dont l’évolution est très hétérogène d’un patient à l’autre, reflétant la complexité des interactions gènes-environnement. Pour une meilleure prise en charge individuelle, l’identification du profil évolutif, du pronostic et de la réponse au traitement chez chaque patient est particulièrement importante. A ce jour, l’IRM représente le meilleur outil de surveillance de l’activité de la SEP et permet de prédire le risque de handicap à long terme, en particulier chez les patients en début de maladie (syndrome clinique isolé ou CIS). La SEP étant une maladie auto-immune, s’intéresser à des marqueurs biologiques pronostiques parait essentiel. De récentes avancées ont identifiées des biomarqueurs potentiellement intéressants, qui seraient corrélés non seulement à l’activité de la maladie et à sa progression, mais également à la réponse thérapeutique. Bien qu’il n’y ait aucune application clinique à ce jour, l’analyse précise des sous populations de cellules immunitaires a un intérêt tout particulier dans le domaine des biomarqueurs du fait de leur rôle central dans le processus de la maladie et de leur implication dans l’action des médicaments. Récemment, les approches par des techniques de haute résolution comme la cytométrie de masse permettent de mieux déchiffrer la diversité immunitaire et ainsi de mettre en évidence de nouvelles cibles potentielles de thérapies. La combinaison avec des techniques d’analyses en haute dimension offre des méthodes robustes et fiables pour identifier de nouveaux sous-groupes au sein de populations cellulaires hétérogènes. Durant la dernière décennie, plus de 200 régions génomiques potentiellement impliquées dans le développement de la SEP ont été mises en évidence. Le rôle des lymphocytes T, particulièrement les CD4+, s’est précisé, grâce à la mise en évidence de l’implication de plusieurs sous-populations. D’autres acteurs de l’immunité seraient également impliqués dans les mécanismes de la SEP. L’analyse génétique de régions d’intérêt chez les patients pourrait ainsi permettre la mise en place d’éléments de stratification potentialisant l’apport des marqueurs immunologiques.

OBJECTIFS - L’objectif du projet CISCO est d’identifier des biomarqueurs pronostiques de l’activité de la SEP chez des patients en début de maladie, en évaluant la pertinence d’une stratification génomique et immunologique par cytométrie de masse et en permettant la mise en évidence de nouvelles sous-populations immunitaires associées à une absence d’activité de la maladie à 1 an, dans une cohorte de patients présentant un syndrome cliniquement isolé.

RÉSULTATS ATTENDUS – Cette étude originale et innovante est à notre connaissance la seule portant sur l’utilisation combinée de résultats CyTOF et d’outils génétiques dans la sclérose en plaques. Les résultats permettraient à moyen terme de meilleurs pronostics quant à l’évolution de la maladie et donc des traitements plus adaptés à chaque patient.

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